14e édition

du 7 au 24 octobre 2020

Chaque jour seront programmés concerts, poésies
Les formations artistiques changent à chaque session
3 concerts pendant 3 jours dans 3 lieux,
Lieux choisis pour leurs beauté architecturale et leur qualité acoustique
10 concerts, poésies à découvrir

 voici,
en détails et en couleurs .
…..

concert
SILENCE WAS PLEASED
7 oct

« une ville, une campagne, de loin est une ville et une campagne ; mais, à mesure qu’on s’approche, ce sont des maisons, des arbres, des tuiles, des feuilles, des herbes, des fourmis, des jambes de fourmis, à l’infini. »

Ecriture, percussion : Didier Lasserre / Piano : Christine Wodrascka / Trompette : Jean-Luc Cappozzo / Violoncelle : Gaël Mevel / Clarinette : Benjamin Bondonneau / Voix alto : Laurent Cerciat / Sons diffusés : Denis Cointe / Son : Loïc Lachaize

Production : Cie Translation
Historique
Depuis 2009 la Cie Translation, basée à Bordeaux, se constitue au travers de ses collaborations. Chaque projet est l’occasion d’inviter des artistes (auteurs, musiciens, plasticiens, réalisateurs sonores…) à composer une forme artistique, à prendre place sur scène, sur des ondes radiophoniques ou dans un paysage. Chaque projet est l’occasion d’inviter le public à contempler un mystère. Animée par Denis Cointe (metteur en scène, réalisateur et plasticien) depuis 2009, la compagnie Translation mène un travail pluridisciplinaire au travers de ses collaborations avec des écrivains, musiciens, plasticiens et artistes sonores. Dans le domaine du spectacle vivant, les formes dramatiques développent des espaces sensibles où se rencontrent différentes disciplines artistiques, en
particulier l’écriture, la musique et les arts visuels. 

En 2016 Didier Lasserre le rejoint pour développer des projets au sein de la compagnie et a obtenu en 2018 une bourse de l’OARA pour l’écriture de la pièce Silence was pleased. Il s’est intéressé  à ce qu’on appelle communément le silence ainsi qu’aux dynamiques très douces, travaillées comme un passage pour accéder à cette zone silencieuse et questionnant à chaque fois le mystère de l’écoulement du temps. C’est ce questionnement qui l’a amené à fonder Silence was pleased. Il a composé cet orchestre pour la qualité humaine et musicale de ses membres, et écrit un texte, plus qu’une partition au sens strict du terme, qui sera à lire (presque comme on lit les notes de présentation de Samuel Beckett pour la pièce Not I) et à faire vivre, entre précision et clarté de l’intention, et libre improvisation. Ainsi, les références au jazz (Booker Little, Cecil Taylor…) mais aussi à la musique classique et ancienne (Casals, Purcell…) seront comme des repères bienveillants dans le jeu de chacun, comme des pierres posées jalonnant ce paysage sonore.

Cet évènement est soutenu par l’Agence culturelle départementale et l’Office Artistique Nouvelle Aquitaine (OARA) en partenariat avec la Communauté des Communes de Bergerac (CAB), CRD Bergerac, CRDD Dordogne, association L’Oeil Lucide, Union Musicale Bergerac, Mairie de Bergerac

<extrait > 

projection d’un film de Jean Jacques Palix (52 mn)
CONFERENCE SUR RIEN
historique
En 1949, John Cage donne une conférence à l’Artist’s Club de New York. Son texte, Lecture on Nothing, adopte la structure de ses récentes compositions musicales. C’est à la fois un manifeste artistique et une expérience d’écoute proche de l’hypnose. De la traduction et de l’interprétation d’Ève Couturier, Jean-Jacques Palix a tiré un film qui donne à entendre ce message toujours vibrant.

« Je n’ai rien à dire et je le dis ». Ces paroles de John Cage, à l’ouverture de son discours, dissimulent à peine l’incroyable richesse de cette Conférence sur rien. Philosophie, musicologie, poésie, autobiographie, récit, méditation, utopie… John Cage, cet artiste éclectique, qui ne fut pas seulement musicien, a énormément de choses à nous dire. Ou plutôt à nous faire entendre, à nous faire percevoir. Comme celle d’autres artistes du XXe siècle (Rilke, Artaud), sa réflexion a une portée éthique, voire politique : de quoi avons-nous besoin ? Où trouver la joie ? Comment aimer le monde qui nous entoure ? Par le retrait qu’il opère, la suspension du sens au profit de l’écoute, Cage ouvre un champ nouveau d’expérimentation. Ève Couturier et Jean-Jacques Palix, tous deux gens de radio, performeurs, bidouilleurs de sons et de mots, se sont engouffrés dans la brèche et d’un ciel de nuages, d’un pan de mur blanc, ont su faire un espace où le rien dévoile ses infinies possibilités.

Organisation : association L’Oeil Lucide

Les artistes

Bernard Sintès           
8, 9, 10 octobre
est né en 1963. Enfance placée sous le signe du voyage. Depuis 1980, possède un pied-à-terre en Dordogne. De nombreux poèmes disséminés dans divers revues tant françaises qu’étrangères. Ces dernières années, a enseigné le français en Inde.
J’écris par dissipation sans me donner de but ; je ne crois pas qu’on arrive quelque part : les routes nous désorientent. Je traverse un couloir qui se rallonge de lui-même à mesure que j’avance. Il n’y a pas à sortir de ce travail d’écriture du moment qu’on s’y est engagé. Le couloir est long pour restituer les images que m’apporte la langue, n’inventant pour ma part que bien peu. J’écoute, actif-inactif, des forces qui s’opposent et se libèrent d’un chant

Adieu mes très belles
8, 9, 10 octobre

Sylvain Lemêtre percussions / Poline Renou chant / Matthieu Donarier saxophone

“Adieu mes très belles” de Poline Renou, Matthieu Donarier et Sylvain Lemêtre qui paraît chez Yolk, donne à entendre une traversée des anciennes musiques vocales européennes, depuis les toutes premières monodies médiévales jusqu’aux polyphonies de la fin Renaissance, à l’orée de la musique baroque.

Carte blanche à Prune Becheau
15, 16, 17 octobre
 
Prune Becheau travaille et vit en Dordogne. Elle se forme classique dès son plus jeune âge avec le violon, puis se forme baroque un peu plus tard, puis se déforme et se réforme encore un peu après.
URS GRAF CONSORT
15 et 17 octobre
Adrien Bardi-Bienenstock voix, nez / Alix Lhoumeau batterie  / Pierre Borel batterie, sax /
Camille Emaille batterie, percussions / Thomas Bonvalet guitare, banjo, podorythmie /
Francesco Pastacaldi batterie // Simon Sieger piano tuba, trombone
Il est difficile de donner un son unique dans le free jazz expérimental, mais le gigantesque collectif musical Urs Graf Consort parvient au genre de son et d’esthétique singuliers qui les distingue vraiment. Uva Ursi, sur l’étrange bison de Londres, est une de ces rares choses; une musique qui ressemble à une résignation totale au chaos. La langue va et vient – espagnol, français, italien – à travers les clavecins, les cors, les guitares et une foule de percussions ésotériques

Francesco Pastacaldi
Pierre Borel
Adrien Bardi-Bienenstock

SOLOS DE BATTERIES ET VOIX
16 octobre
Adrien Bardi-Bienenstock voix, nez / Alix Lhoumeau batterie  / Pierre Borel batterie, sax / Camille Emaille batterie, percussions

 

              

OSTRAKINDA
22, 23, 24 octobre
Aymeric Avice trompette / Toma Gouband percussions / Olivier Lété guitare

  L’ostrakinda est un jeu de hasard de la Grèce antique, ancêtre de pile ou face représentant le jour et la nuit. Jouer, c’est jouer à être quelqu’un d’autre, plonger dans une autre réalité aux instructions singulières. Olivier Lété, Aymeric Avice et Toma Gouband élaborent la musique du groupe en partant d’annotations ou de brouillons. Des consignes bouleversent les attributs des instruments qui s’entendent ainsi détournés ou augmentés. En abattant leurs cartes ils dévoilent un univers musical singulier qui attache une importance toute particulière aux résonances et à leurs espaces. Jouer une partie imprévisible, où finalement on enfreint toujours un peu les règles.

DUO Patrick Ingueneau piano, voix  / Alfred Spirli percussions
22, 23, 24 octobre
Polyinstrumentiste bouillonnant et extraordinaire improvisateur, Patrick adore aller au contact du public. Il affectionne la position d’amuseur sonore qui lui permet de faire entendre une musique savante sans en avoir l’air. A ce titre constitue un fervent souteneur (!) de plusieurs fanfares de rue (« Auprès de ma blonde », « L’Etrange Gonzo »). On lui connait même des
propositions dramatico musicales en compagnie de comédiens


le 23 octobre ce duo interviendra au Centre de Loisirs  ALSH « Toutifaut » de Bergerac pour créer avec et pour les enfants un atelier de sensibilisation aux musiques actuelles

C’est où ?

Bergerac

 

Queyssac

 

.Monfaucon